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Cadets de l'Armée
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Un partenariat entre le ministère de la Défense nationale/les Forces canadiennes et la Ligue des cadets de l'Armée du Canada.

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Sainte-Barbe - Patronne des artilleurs

Légende de Sainte-Barbe

Sainte Barbe naquit aux environs de Nicomédie en Asie Mineure, aujourd'hui Izmit, un port de Turquie sur la mer de Marmara. Son père, nommé Dioscore, homme puissant et brutal, très ennemi des chrétiens, l'enferma dans une tour à deux fenêtres afin de la soustraire à l'exposition au christianisme. Une autre version veut qu'il l'enferma pour la soustraire à ses prétendants. Pendant une absence de son père, un prêtre, déguisé en médecin, s'introduit dans la tour et la baptise. Pendant cette même absence, elle fait elle-même percer une troisième fenêtre à la tour pour figurer la Trinité.

À son retour, son père s'aperçut qu'elle était chrétienne. Saisi de fureur, il se précipita sur elle pour la transpercer; mais Barbe s'enfuit en pénétrant, par miracle, à travers un rocher. Peu après, la courageuse vierge, découverte dans la retraite ou elle s'était cachée, fut amenée à Dioscore, qui la conduisit lui-même à Marcien, préteur de la ville.

Barbe fut frappée d'abord à coups de nerfs, et bientôt son corps si tendre ne présenta qu'une plaie sanglante. Jésus la visita la nuit suivante dans son noir cachot, guérit ses plaies et lui promit son assistance pour de nouveaux combats. Le lendemain, sa fermeté la fit condamner à être déchirée avec des peignes de fer et brûlée avec des torches ardentes. La douce victime endura tout, le sourire sur les lèvres, toute ravie en son Sauveur. Tout à coup, du sein de la foule, une femme nommée Julienne s'écria, à la vue de tant de constance: "Moi aussi, je suis chrétienne!" et elle reçut sans tarder le sanglant Baptême du martyre.

La foule des païens commençait à s'émouvoir d'un si étonnant spectacle. Le juge résolut donc de tenter un supplice plus horrible que tous les autres pour la pudeur de la vierge. Il la fit dépouiller complètement pour lui faire traverser avec ignominie les rues de la ville, pendant que les bourreaux la fouetteraient cruellement. Barbe leva les yeux sur le Seigneur et Le supplia de protéger son corps contre les regards impudiques. Aussitôt un globe de feu descendit du ciel et l'enveloppa d'un vêtement de lumière, qui la rendit invisible à tous les regards. Le juge, saisi de terreur, ordonna de lui trancher la tête. Mais Dioscore, son père, s'écria: "C'est à moi de la frapper!" et saisissant son épée, il tranche la tête de l'innocente victime agenouillée devant lui. Il est aussitôt frappé par la foudre. C'est pourquoi sainte Barbe était invoquée au Moyen Age contre la foudre et devint même patronne des prisonniers en souvenir de la tour où l'avait enfermée son père, le cruel Dioscore.

Fête de Sainte-Barbe

Sainte Barbe est la patronne de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu; on l'invoque aussi contre la mort subite et imprévue.

Le 4 décembre, sainte Barbe est fêtée bruyamment par les artilleurs, les artificiers, les sapeurs, les mineurs et une quarantaine d'autres corporations, car il est dit, dans le " Credo " des anciens couleuvriniers d'Amiens : " Sainte Barbe est toujours l'éternelle patronne - De ce qui brûle, éclate, fulgure et détonne. "

Histoire reliée à Sainte Barbe

Pendant la bataille de Monthléry, en 1465, un lieutenant de Louis XI, Jean de Terremonde, " avait en bouche l'oraison de Mme Sainte barbe " et lui dut la vie sauve, bien qu'ayant reçu un boulet de couleuvrine " qui traversa son heaume tout oultre. " Son fils, capitaine de l'artillerie, introduisit le patronage de sainte Barbe chez les artilleurs. On conserve de lui, daté de 1522, un reçu " de deux barils de poudre pour tirer des salves le jour de la fête de la sainte. " Cela devint vite une tradition et devait même entraîner, en 1663, la condamnation des " Chevaliers de l'Arquebuses, " à Besançon, pour avoir, le 4 décembre, " exécuter une vive fusillade dans l'église, après le dernier évangile. "

De curieuses traditions populaires sont liées à son culte. Autrefois, on plaçait des effigies de la sainte dans les poulaillers pour les préserver de la foudre. En Saône-et-Loire, on faisait un pèlerinage pour le bétail dans une chapelle à elle consacrée.

En Provence, une vieille coutume, chère à Mistral, voulait que des grains de blé soient placés dans une assiette remplie d'eau le matin du 4 décembre. Si le blé avait germé pour Noël, c'était le présage d'une récolte abondante. On associait ainsi sainte Barbe aux réjouissances de la fête de Noël.

 

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