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OCOM 406.06 : APPLIQUER LES PRINCIPES DE L’ADRESSE AU TIR (DEUXIÈME PARTIE)Le présent OCOM complète les compétences et les connaissances des OCOM 406.04 et 406.05. LA POSITION COUCHÉE ET LA FAÇON DE TENIR LA CARABINEL'objectif d'une bonne position est d'obtenir une plate-forme stable et uniforme permettant une visée et une prise de la carabine avec peu de mouvements et peu de tension musculaire (OCOM 406.04) L’OCOM 406.04 a porté sur les nombreux principes de l’adresse au tir fondés sur l’utilisation d’un support. Nous allons maintenant remplacer ce support par la bretelle fournie avec la carabine Daisy 853C. UTILISATION DE LA BRETELLELa bretelle supporte presque tout le poids de la carabine, en assurant un effort musculaire minimal. Il est essentiel que la bretelle soit assemblée correctement, afin de permettre au tireur de conserver une position stable et confortable, tout au long de son tir. Pour assembler la bretelle, suivez les étapes suivantes : a. tenez la bretelle parallèle au sol, la partie courte dans votre main gauche. Assurez-vous que le bout rond du dessus de la boucle métallique pointe vers la gauche ; b. prenez le bout de la partie courte, passez-le à travers la fente du milieu de la boucle de métal et passez-le dans la dernière fente (celle qui est près du bout rond). La partie courte forme maintenant une loupe ; et, c. prenez maintenant la partie longue de la bretelle. Insérez l’attache à pivot sur cette partie. Prenez le bout de la partie longue, passez-le à travers la fente du milieu de la boucle de métal et passez-le dans la dernière fente (celle qui est près du bout rond). Reprenez le bout de la partie longue et passez-le dans la première fente (celle qui est près du bout plat). Cela permettra à la bretelle de demeurer en place, pendant toute la séance de tir.
La bretelle est positionnée sur le haut du bras gauche, au-dessus du biceps, près de l’épaule, où la détection du pouls est très faible. La bretelle peut tenir en place grâce à une pièce de caoutchouc sur la veste de tir ou encore grâce à un crochet ou une attache. Lorsque le tireur ne porte pas de veste de tir, la bretelle peut être attachée au chandail à l’aide d’une épingle de sûreté. La bretelle ne doit pas être tordue. Bref, la bretelle permet au tireur d’avoir une position stable et confortable, en minimisant les efforts physiques. La bretelle devrait déjà être en place sur le bras du tireur pour cette étape. Elle sera retenue à la carabine à l’aide de l’attache à pivot détachable. Pour attacher la bretelle, il faut d’abord ouvrir l’attache à pivot en appuyant sur la vis. Il faut par la suite insérer l’attache à pivot dans le trou du battant de bretelle, sur la carabine. Il s’agit enfin de visser la vis de l’attache à pivot, pour s’assurer que cette dernière ne tombera pas. Si la bretelle n’est pas assez serrée, elle n’offrira pas un bon support et le tireur devra forcer avec ses muscles. Si la bretelle est trop serrée, le passage du sang sera restreint et le pouls deviendra plus prononcé. Cela aura un effet négatif sur la prise de la carabine par le tireur et cela risquera aussi d’avoir un effet négatif sur toute la position. Afin d’éviter ces problèmes, la bretelle doit donc être installée confortablement sur le bras du tireur, fournissant ainsi un bon support. ![]() VISÉEL’OCOM 406.05 a porté sur de nombreux points importants tels que la recherche de la visée correcte, l’image de visée parfaite, le dégagement oculaire et la position de la tête. Nous allons maintenant voir deux autres points importants, soit l’alignement naturel et le réglage du dispositif de visée. L’alignement naturel est la position stable et confortable dans laquelle le tireur pointe naturellement la carabine vers sa cible. Si le tireur est dans une position confortable, il ne forcera pas pour viser sur sa cible et aucune tension musculaire ne sera créée. Cet alignement naturel peut également prévenir que le groupement des coups ne se déplace un peu partout sur la cible. Après avoir trouvé une position couchée convenable, il faut que le tireur s’assure de bien viser le centre de la cible. Pour comprendre la notion de l’alignement naturel, il est important de comprendre que la carabine doit être supportée par les os et non par les muscles. Afin de s’assurer que sa position est bien alignée avec sa cible, le tireur devrait suivre les étapes suivantes : a. adopter une position couchée confortable, sans regarder dans les mires ; b. fermer ses yeux, prendre quelques respirations normales et relaxer ; c. une fois confortable, ouvrir ses yeux. S’il vise exactement au milieu de la cible, il peut maintenant procéder avec sa routine de tir ; d. s’il ne vise pas directement au centre de la cible, il devra modifier légèrement sa position. Pour se faire, le tireur devra utiliser son coude gauche comme point de pivot, pour déplacer son corps, plus précisément : i. s’il vise trop à gauche, il doit bouger légèrement le bas de son corps vers la gauche ; ii. s’il vise trop à droite, il doit bouger légèrement le bas de son corps vers la droite ; iii. s’il vise trop bas, il doit bouger légèrement le bas de son corps vers l’arrière, afin d’abaisser la position du corps (si cela ne fonctionne pas, il doit resserrer la bretelle) ; et, iv. s’il vise trop haut, il doit bouger légèrement le bas de son corps vers l’avant, afin de remonter la position du corps (si cela ne fonctionne pas, il doit desserrer la bretelle ; e. le tireur referme les yeux et vérifie s’il est bien aligné. S’il ne vise pas directement au centre de la cible, il doit recommencer cette dernière séquence. Il faut se souvenir de jamais déplacer le coude gauche lors de l'ajustement de position. Réglage de la mire arrière. La mire arrière possède deux vis pouvant être utilisées pour déplacer le point d’impact d’un coup : a. la vis d’élévation (sur le dessus) permet de déplacer le coup vers le haut ou vers le bas, sur la cible; et, b. la vis de dérive (sur le côté) permet de déplacer le coup vers la gauche ou vers la droite, sur la cible. L’ajustement de la mire arrière se mesure par le nombre de déclics sentis lorsque les vis sont tournées. Cela prend trois déclics pour déplacer le point d’impact d’un plomb d’une distance équivalente à la largeur d’un plomb. À une distance de 10 mètres, chaque déclic correspond à un déplacement de 1,219 mm. Pour baisser le point d’impact, tournez la vis d’élévation dans le sens anti-horaire (vers la gauche). Pour monter le point d’impact, tournez la vis d’élévation dans le sens horaire (vers la droite), tel qu’indiqué par la flèche. Pour que le point d’impact se retrouve plus à gauche, tournez la vis de dérive dans le sens anti-horaire (vers la gauche). Pour que le point d’impact se retrouve plus à droite, tournez la vis de dérive dans le sens horaire (vers la droite). Sur les cibles de précision, aucun ajustement ne devrait être fait avant que le tireur n’ait tiré au moins cinq coups. Vous devriez aussi éviter de faire des ajustements après chaque coup, car le but du tir de précision, c'est d’être capable de bien grouper les coups. ![]() RESPIRATIONDans l’OCOM 406.05, nous avons mentionné que la respiration est essentielle pour le corps parce qu’elle alimente les muscles en oxygène. Nous avons aussi mentionné qu’il était crucial de retenir son souffle pendant un maximum de 5 à 7 secondes lorsque vous tirez. En appliquant les informations présentées par le graphique suivant, le tireur s'assure d'avoir une séquence de respiration adéquate :
MAÎTRISE DE LA DÉTENTEL’OCOM 406.05 a porté sur trois aspects techniques de l’action sur la détente : la position de la main sur la carabine, la position du doigt sur la détente et la façon d’enfoncer la détente. Nous allons maintenant voir le dernier point technique qui est nécessaire pour bien tirer : le suivi du coup, qui consiste à rester quelques secondes en position après le départ du plomb. Cela demande un effort physique et mental. Le suivi du coup permet aussi de développer une prise de la carabine adéquate, un maintien stable et une assurance que la carabine n’est pas en mouvement au moment où le coup est tiré. Cela permet également de déterminer l’emplacement probable d’un coup. Le suivi du coup est une habileté extrêmement importante à maîtriser pour un tireur à la carabine à air comprimé, en raison de la faible vélocité des plombs. En effet, le plomb demeure une fraction de seconde plus longtemps dans le canon d’une carabine à air comprimé que dans le canon d’une carabine de petit calibre. |
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